GEORGES ALBERT BRUTUS EDOUARD ET WOLFGANG AMADEUS

– Putain ! merde ! salope !

Le gamin de treize ans qui prononce ces jurons, les accompagne d’un geste obscène, dirigé vers la jeune femme qu’il apostrophe. Vous pensez sans doute qu’il s’agit d’un de ces jeunes “trublions” qui font la une des journaux depuis quelques mois. Détrompez-vous, ce jeune homme, la plupart d’entre vous l’aiment et l’admirent. Son nom : Mozart ; prénom : Wolfgang Amadeus.

Cette image d’un Mozart grossier est assez peu connue, bien qu’elle soit reprise dans le célèbre film de Milos Forman “Amadeus”, où nous voyons le héros se livrer à des jeux salaces.

Mozart présentait un désordre neurologique : le syndrome de Gilles de la Tourette. Cette maladie se caractérise par des tics importants associés à une incapacité de contrôler son langage lors des crises et émettre alors des grossièretés.

Cette affection fut décrite pour la première fois par un célèbre médecin français qui se prénommait Georges-Albert-Brutus-Edouard et se nommait Gilles de la Tourette. Il faisait partie de l’équipe du professeur Charcot à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris et s’était rendu célèbre par ses travaux sur l’hypnose et l’hystérie.

Cette maladie affecte les enfants dans les premières années de leur vie, connaît un maximum en fin d’adolescence et s’améliore partiellement ensuite.

Mozart ne fut pas le seul homme célèbre, porteur de cette affection. Dans l’Antiquité, Alexandre le Grand présentait aussi un syndrome de Gilles de la Tourette. Kafka, Eric Satie, André Malraux, Christian Andersen, Charles Dickens vivaient aussi avec cette particularité.

À notre époque, certaines équipes médicales, après avoir porté le diagnostic de ce trouble, mettent en route un traitement psychotrope. Ce traitement, parfois à base de neuroleptique va modifier le psychisme de l’enfant, diminuer sa créativité et sa mémoire.

Nous pouvons nous poser la question : si Mozart était né à notre époque et qu’il soit traité par neuroleptique, n’aurions-nous pas empêché l’éclosion de son génie ?

Ce qui nous conduit à une deuxième interrogation : combien assassine-t-on de Mozart à notre époque, avec des traitements “normalisants” ; non seulement dans le cas de maladie de Gilles de la Tourette, mais aussi dans les cas, de plus en plus nombreux, d’enfants hyperactifs ?

Et nous répondons à ces questions en écrivant qu’une des méthodes les plus efficaces pour traiter ce syndrome est la Thérapie par activation de Conscience. Cette thérapie dynamique, occupe l’attention de l’enfant avec une grande intensité et l’enfant apprend à suivre, puis maîtriser son attention et enfin à l’orienter dans des tâches constructives. Les parents de Mozart furent d’ excellents thérapeutes de l’attention.

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